Oresama n'est qu'une fiction écrite par une jeune adolescente qui pourrait être ta voisine, et qui aime écrire des histoires pour plonger les gens dans son univers.

Oresama n'est qu'une fiction écrite par une jeune adolescente qui pourrait être ta voisine, et qui aime écrire des histoires pour plonger les gens dans son univers.

Pourquoi Oresama ? Car le nom est tiré du titre du film sorti en 2OO3, ou Miyavi y a joué. Et si on suit mon idée, ça veut dire que Miyavi fait parti de cette fiction en majeure partie. Pour info, Miyavi est un artiste Japonais qui je pense commence à être connu en France maintenant ; sinon, vous avez Wikipedia pour vous informer.


Résumé :

« Sept ans, oui, sept ans que l'on attend que ça, mon meilleur ami et moi. C'est un rêve tellement fou, on y a songé des milliers de fois et maintenant, ça y'est, il est à portée de mains ; vivre au Japon un mois, voire deux, ou trois. Encore douze petites heures, et nous prouverons à tout le monde qu'il n'y a que les gens idiots qui ne croient pas en leurs rêves ! »


Note : Non, ce n'est pas moi l'héroïne, même si ça parlera à la première personne. Tous les personnages sont inventés.



Tu veux être averti lorsque la suite est postée ? Postes deux commentaires sur le blog, un lien apparaîtra ici pour que je puisse te contacter rapidement ; ).

SOOOO-CUTE. MYV-POPS-VISUAL-KEI. X-HACHIIKO-BY. GREEEUH-NOUILLE. KILL-HE. R0CK-EMOTIION. TOXIC-X-X-CANDY. EVER-GREY. MY-FUNK-II. X-CROKEUSE-DE-RAINBOW-X. SKA-POWAA. X-DARKLIFE. KUR0I-NAMIDA. PETITEROCKEUSEDU69. X-NIHON-NO-ONGAKU-X. X-DIRTY-DOLL. MILKXBERRY. XHEART-AL0NE. BAKA--P0WAA. YUMII--X3.

Edit, 24 Juillet : Nouveau design pour Oresama-x ! Le chapitre cinq est enfin en ligne : D. D'ici peu, un sommaire pour que vous puissiez retrouver plus vite les chapitres que vous n'avez pas lu ! J'édite aussi les images, d'ici ce soir ou demain, tout sera mis à jour.
# Posté le mardi 15 avril 2008 10:45
Modifié le jeudi 24 juillet 2008 15:39

J'aurais aimé être libre en me droguant d'oxygène, et être fou à en perdre la raison. Et t'aimer au point que mon cerveau oublie de faire battre mon coeur.

J'aurais aimé être libre en me droguant d'oxygène, et être fou à en perdre la raison. Et t'aimer au point que mon cerveau oublie de faire battre mon coeur.
Prologue.

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« Nous étions tous les deux différents. Que ça soit la culture, le pays, la langue, la façon de vivre, et la situation sociale. Pourtant, tout a joué en nôtre faveur. Et je peux le jurer, je ne regrette absolument rien. »
雅- miyavi -
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« Matthias, t'as les billets d'avion ? »
« Ouais, dans la poche. Comment je pourrais oublier ça ? »
« T'es tellement tête en l'air parfois ... »


Le soleil commence à se coucher derrière les immeubles. Nos valises sont prêtes. Matthias, c'est mon meilleur ami, il a eu vingt ans il y'a quelques mois. Et moi ? Je m'appelle Erika. Je vais bientôt avoir dix-neuf ans. Depuis qu'on est au collège, on a un rêve commun : Partir au Japon, lorsque nous serons mageurs. Et on s'aperçoit que finalement, sept ans ça passe super vite. Ce soir, c'est le grand soir. Notre avion décole de Paris à 00h30, et le vol dure environ douze heures. Sans oublier les décalages horaires, et puis ... Pourquoi penser à tout ça, hein ?


« Tes parents viennent à l'aéroport ? »
« Ouais, et je sens que ma mère va bien pleurer quand on va monter dans l'avion. »
« C'est normal Erika, c'est la première fois que tu vas faire un aussi gros voyage. »
« Depuis le temps qu'on leur en parle, c'était, euh, innévitable. »


Ca, c'est sûr. Innévitable, j'aurai jamais put mourir sans avoir été là bas. Le Japon, ça représente une grande partie de moi, et de celle à Matthias aussi. Enfin, lui il est plutôt plus branché mangas, jeux vidéos ... Un vrai petit Otaku parfois – Un otaku très mignon, parce que niveau Fan-girls, il n'en manque pas. Moi, je suis plutôt plus dans la culture, mais sur la musique. C'est ça que j'adore. Aussi la mode est vraiment super.

C'est bizarre de partir de nôtre appartement pour un mois au minimum – On vit ensembles, non il n'y a rien entres nous. Suivant comme ça se passera là bas, il se peut qu'on y reste plus longtemps que prévu.

Arrivés dans l'aéroport, quarante cinq minutes avant le décollage, nos parents sont là. Comme je l'avais prévu, ma mère a les larmes aux yeux lorsqu'on s'en va vers l'avion. Je vous épargne les détails, ça ne sert à rien.

L'avion est assez grand, il y'a trois cent places à peu près je crois. Matthias m'a laissé la place contre la vitre, on changera pendant la nuit. Je suis un peu stressée, c'est la première fois que je prends l'avion, moi. Je dois essayer de me calmer ...


« Je compte bien faire des concerts, je t'avertis ! »
« Et de qui ? »
« Euhm ... A Tokyo, il doit y avoir des bons trucs qui passent. »
« On verra sur place, enfin déjà espérons que l'avion s'écrase pas ... »
« Matthiiiiiias ! »


« Mesdames et Messieurs, veuillez attachez votre ceinture et rester calme, l'avion va décoller. Prochain arrêt à Tokyo. Merci d'avoir choisit Air Line ! »


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Listen : Maximum the Hormone - Zestubou Billy.
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Je n'aime pas les prologues de trois kilomètres. Mais les chapitres seront beaucoup plus longs que le prologue, soyez en sûrs ! Pour info, le titre de l'article est made in me, sorti de mon esprit.
Chapitre un pas avant 30 commentaires ici.
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# Posté le mercredi 16 avril 2008 05:36
Modifié le jeudi 24 juillet 2008 15:44

Je ne pourrais jamais égaler quelque chose d'aussi beau face à toi, car tu es pour moi l'être le plus magnifique dans ce Monde devenu laid et terrifiant.

Je ne pourrais jamais égaler quelque chose d'aussi beau face à toi, car tu es pour moi l'être le plus magnifique dans ce Monde devenu laid et terrifiant.

Chapitre 1.

« Hello Mr. Traveling Man ! »


Douze heures de vol, c'est quelque chose d'énorme. Et je pèse mes mots ; d'accord, on est assis et on ne fait rien d'autre que dormir, lire, écouter de la musique ou encore regarder la télé, mais quand on est forcés à ne faire que ça, c'est assez ... Chiant. Surtout qu'il est interdit d'utiliser n'importe quel téléphone portable, comme dans tous les avions.

J'entame le dernier refrain de « Sentimental PIGgy Romance » des LM.C sur mon I-pod – quitte à se mettre dans l'ambiance délirante du Japon, autant bien faire les choses ! - Matthias me tapote brutalement l'épaule, un sourire rayonnant, trop rayonnant. Et il colle sa tête contre le hublot de l'avion.


« Regardes ! On y est, je vois les lumières de l'aéroport ! »
« Quoi ? On est enfin ... »



« Mesdames et Messieurs, veuillez attacher vos ceintures et ne faire aucuns mouvements brusques. Veuillez éteindre les postes de télévisions et rester calmes. Nous allons atterir à l'aéroport de Tokyo, il est 20h30, merci d'avoir choisit les avions d'Air Line ! »



Mon coeur fait boum boum de plus en plus vite. J'attache frénétiquement ma ceinture, je commence à être excitée à mon maximum. Et pourtant j'ai peur. Un seul faux pas, et l'avion peut dérouter et s'écrouler quelque part d'un moment à l'autre. Matthias ne quitte pas la vitre, même pas il me laisserait une place pour pouvoir observer. Il aura vu Tokyo en premier ; pas que ça me dérange mais c'est nul.



« Erika, ça va aller, t'inquiètes pas. »
« Je suis juste nerveuse ... J'ai toujours peur que le pire arrive à chaque fois. »
« Mais rien n'arrivera ! Le seul truc qui va se passer, c'est qu'on va sauter de joie quand on sera descendu de l'avion, tu crois pas ? »
« Bah, ouais. Faudra aller fêter ça aussi ... »



On ressent quelques secousses, mais rien de bien méchant, pourtant ça me fait stresser. Matthias prend calmement ma main et la serre dans la sienne, pour me rassurer. Certains croiront qu'il s'agit d'un geste amoureux, mais je peux vous assurer que non ; il n'y a rien entre Matthias et moi, nous sommes juste vraiment proches, comme deux meilleurs amis. Les lumières de dehors nous éclairent de plus en plus. On entend un bruit sourd, soit celui des roues de l'avion qui sortent de leurs cachettes. Ma main libre se crispe sans gêne sur le fauteuil où je suis assise. Je tente de me concentrer sur la nouvelle musique qui défile dans mes oreilles, mais je n'y arrive pas, c'est plus fort que moi.


Une plus grosse secousse me tire de mes pensées. Je regarde quelques instants par le hublot d'où Matthias s'est un peu décalé ; On est au sol. On voit des hommes bouger rapidement des lumières sur le terrain d'atterrissage, pour dire au pilote ou s'arrêter. C'est trop fun, c'est comme si d'un coup, tout le stress que j'avais accumulé pendant le vol s'en allait pour toujours. Enfin du moins, pour un certain moment.


J'ai l'impression que ce moment a duré une éternité, alors qu'il vient seulement de se passer cinq, voire dix minutes maximum.



« Mesdames et Messieurs, bienvenus à Tokyo, capitale du Japon ! Nous venons d'attérir, vous pouvez vous lever et sortir par la porte la plus proche de vos places. N'oubliez pas de montrer vos VISA une fois dans l'aéroport, surtout lorsque vous allez récupérer vos bagages. Nous vous souhaitons un agréable séjour ici ! »



« On y est, hey Erika, on y eeeest ! »
« Et depuis quand je suis pas censée comprendre ce que dit la femme à l'interphone ? Surtout que la société est française. »
« Allez, prends ton sac à dos, on sort le plus vite possible pour récupérer nos valises, prendre le premier bus, pour aller rejoindre notre hôtel ! »



On se lève en même temps, et le premier réflexe qui nous vient à l'esprit, c'est de courir le plus vite possible, descendre deux à deux les marches d'escaliers, et enfin sauter de joie dans les bras de l'autre une fois que nos pieds touchent enfin le sol. On regarde n'importe où sans chercher de point précis ; les lumières de centaines d'immeubles de Tokyo illuminent tout le paysage autour de nous. Des familles attendent, des dizaines de taxis sont près à partir. Ça paraît banal dit comme ça, mais une fois sur le fait, c'est tellement magique. J'ai l'impression d'être dans un nouveau monde.


Je passe vite fait un coup de fil à mes parents – Je précise aussi que vu le décalage horaire, il est 21h ici alors qu'en France, il est à peine 13h – pour les rassurer que je suis bien arrivée et que tout est okay. Matthias rentre le premier dans l'aéroport. C'est grand, trop grand. Des centaines de gens marchent dans un sens, ou dans l'autre. Enfin, pour l'instant il faut juste aller récupérer nos valises.



« T'as nos VISA ? »
« Oui, dans mon porte feuille. Comme si tu pouvais pas garder le tien dans ton sac ... »
« Non, comme ça si il est perdu, je pourrais jeter la faute sur toi. »
« ... Erika, t'es dégueulasse. »



Bizarrement, on trouve rapidement l'endroit ou tournent tous les bagages. Etant donné que Matthias et moi avons opté pour des bagages hyper flash qui se voient à trois kilomètres pour ne pas perdre de temps entres toutes ses valises plus noires que noires, nos valises sont vite avec nous. Il faut encore perdre trente minutes le temps que les vigiles vérifient qu'on ai ni drogue, arme à feu ou arme blanche, ou d'autres objets bizarres. Heureusement, ils parlent l'anglais, parce que même si je parle assez bien le japonais en l'ayant prit en troisième langue au lycée, le parler dans la vie courante, j'y suis pas encore préparée.


Je ne sais pas ce que le gars a demandé à Matthias, en tout cas il avait l'air très suspicieux. Genre, on a des têtes de gros terroristes européens.


Une fois tout débarrassés de tout ça, on arrive rapidement à trouver un taxi sur la grande allée, devant l'entrée de l'aéroport. Par contre, le chauffeur qui se charge de nous ne parle pas vraiment anglais, heureusement que Matthias gère super bien en Japonais. Il lui montre la brochure vers l'hôtel où on doit séjourner, et par chance il a l'air de bien connaître : Endless no Kumo. ( = Les nuages sans fin. ) c'est un grand hôtel quatre voire cinq étoiles. J'ai bien dû y aller 250 euros de ma tirelire pour payer la moitié de notre grande suite.


Il a beau être 21h30 du soir, la circulation est super importante. On est déjà dans un embouteillage. Le taxi man allume la radio après nous avoir demandé si ça ne nous dérangeait pas.


« Mawaru mawaru sekai wa mawaru
tatoe boku ga inakunatte mo ...
»




« Hey, je connais cet air ... »


J'aperçois le chauffeur sourire et se retourner vers nous.



« Miyavi desu ! Do you know this artist ? » ( C'est Miyavi ! Vous le connaissez ? )
« Aaah ... Euh, Yes ! »



Je suis tellement excitée que même dire oui en anglais est un effort surhumain. La circulation reprend lentement son cours. C'est fou le nombre de carrefours qu'il y'a. Matthias n'arrête pas de baver devant n'importe quel magasin à mille lumières sur la façade, et le pire c'est que je suis pareille. C'est magique. Les gens qui n'y sont jamais allés pensent toujours négativement du Japon, par rapport à la bombe nucléaire qui était tombée sur Hiroshima en 1945, ( Comme quoi, la bêtise américaine ne date pas de G. Bush. ) les malformations ou encore les cancers qu'il y'a eu à cause de tout ça. Et pourtant ... C'est vraiment joli à voir, c'est encore mieux qu'en carte postale !


Ce n'est qu'une fois devant le grand « palace » que tout devient presque paradisiaque. Deux hommes de mains de l'hôtel viennent prendre nos valises en nous disant à quelle chambre nous étions – et par chance, ils savent parler cinq langues, dont le français ! - Le taxi man est super cool vu qu'il nous a fait de son trajet un cadeau. Matthias n'a pas put s'empêcher de le remercier et de le serrer dans ses bras ; les gens sont tellement gentils ici, on est à peine arrivés et on en a la preuve.


La réception de l'hôtel est ... Géante. Purée, j'ai jamais vu une salle aussi grande rien que pour accueillir des gens, ça valait le coup des 500 euros la mini suite.


« Putain Erika, cet ascenseur est énorme ! »
« Même bloqués je suis sûre que c'est pas si grave que ça tu sais. »
« Et il y'a ... Putain, 10 étages ! T'imagines, dix étageeees ! »
« J'imagines quand on va ouvrir la porte de notre chambre, ça doit être super. »
« J'ai entendu dire qu'il y'avait une énorme baie-vitrée et qu'on avait une superbe vue sur Tokyo ^___^. »
« Histoire de bader encore plus tu sais >w<. »


Notre numéro est le 304. On arrive rapidement au troisième étage, et on court comme deux gamins, encore une fois pour arriver devant la porte. Les femmes de ménages qui passent dans les couloirs nous lacent un regard septique, et puis zut, on a bien le droit d'exprimer notre joie !


Les valises sont déjà là, un mec en costard cravate nous remets deux cartes électroniques, en nous expliquant bien que sans ça, on ne pourra pas entrer. Je laisse le grand honneur à Matthias de l'ouvrir.



La première réaction qu'on a face à ça, c'est ...
Fabuleux. Et impressionnant.


Il y'a deux grands lits, un grand écran plat collé contre le mur d'en face. Une mini cuisine, petite mais vraiment mignonne et super bien équipée. Il y'a une grande salle de bain, avec une cabine de douche, et une grande baignoire avec plusieurs produits de détente disposés autour. Il y'a aussi une dernière salle, genre un mini living-room, avec une petite table basse typique du Japon et deux petits fauteuils en osier.


« Trop biiiiiien ! ; Matthias saute comme un taré vers le premier lit ; c'est trop cool Erika, en plus les lits sont super confortables ! »
« ... Déjà rentres TES valises, et après tu pourras y sauter toute la nuit si tu veux ! »


On déballera nos affaires demain, dans la matinée. Là je n'ai qu'une envie, c'est de m'installer dans mon lit et de me poser un peu les idées. Ça a été éprouvant tout ce trajet pour arriver à destination. Matthias ouvre la bouteille de champagne qui nous a été offerte par l'hôtel. On boit deux verres, on rigole bien, on regarde vite fait les chaînes qu'il y'a sur la télévision – Si, c'est important – histoire de voir comment ça se passe au Japon.


Je vais aussi prendre une bonne petite douche pour me rafraîchir les idées. Matthias fait pareil. Je ne mets même pas mon pyjama, je reste avec mon peignoir, mes cheveux encore humides, et me cache sous la grande couette. Le réveil indique 00h50.


« Bonne nuit Erika. Dors bien ! »
« Toi aussi ... Et fais pas de bons sur ton lit toute la nuit. »



Bizarrement, c'est avec cette mélodie que j'avais entendu à la radio tout à l'heure dans le taxi, que je m'endors, ah oui, Miyavi.

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Listen : The Fall of Troy - F.C.P.R.E.M.I.X
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Le chapitre pas avant 30 commentaires ici. Le titre est toujours made in me.
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# Posté le jeudi 17 avril 2008 04:57
Modifié le vendredi 10 octobre 2008 03:35

Je rêvais d'un Monde multicolore sans vraiment y croire. Ce n'est que lorsque mes yeux se sont posés sur toi que j'ai comprit que l'impossible existe.

Je rêvais d'un Monde multicolore sans vraiment y croire. Ce n'est que lorsque mes yeux se sont posés sur toi que j'ai comprit que l'impossible existe.

Chapitre 2.

« I Tokyo. »



C'est bien la première fois depuis quelques années que quelqu'un m'apporte un petit déjeuner tout chaud et parfait dans mon lit ; croissants croustillants, une tasse de chocolat chaud, sans oublier de la bonne confiture de fraise et du beurre à tartiner sur du pain grillé.


La première chose que j'ai faite en me levant ce matin, c'était d'aller allumer la chaîne-hifi de la chambre – Matthias était déjà en train de fumer une cigarette sur le balcon – et de scruter Tokyo qui se réveille.



« Tu vas tuer tes poumons. »
« Maintenant que je suis au Japon, j'ai rien à perdre. »
« Ah ouais ? Même pas June ? »
« ... Tais-toi va. »



June, c'est la fille dont Matthias a des vues depuis plusieurs mois. Ils se sont rencontrés à la Fac cette année, par un ami qu'ils avaient en commun. Et il est sûr de se prendre le râteau du siècle. Pourtant il a absolument tout pour plaire ; ses cheveux châtains avec son éternelle frange sur ses jolis yeux verts, bien fichu, grand, avec ses éternelles chaussures de skate rongées par tous les côtés, et ses tee-shirts multicolores made in Japan.



« Tu comptes lui ramener quelque chose d'ici ? »
« Ca ... Te regarde pas >_<. »
« On va faire les magasins tout cet après-midi, tu vas bien lui trouver un truc kawai ! »



Ah oui, aujourd'hui, c'est centre ville ou rien pour moi. Enfin, il n'est que neuf heures du matin, et je compte défaire ma valise, tout ranger dans les grandes armoires, et si j'ai le temps avant qu'on parte manger, envoyer quelques e-mails à mes amis – oui, nous avons une connection internet, donc un ordinateur dans la chambre !


Il n'est que onze heures trente lorsque tous mes vêtements sont pliés ( enfin plier est un grand mot. ) dans ces fichus tiroirs et posés sur les cintres. Matthias est parti réserver une table pour deux à l'accueil. J'ai à peine eu le temps d'appeler mon grand frère, et en plus c'était pour me faire jeter parce que, tête en l'air que je suis, j'ai oublié le décalage horaire, donc il devait être ... Autour de trois heures du matin en France. Surtout qu'il dirige une grande entreprise, et il ne doit pas dormir souvent. Je regarde une dernière fois par le balcon la grande-vue sur Tokyo. Je ne sais pas, mais j'adore regarder ces voitures devenues minuscules vu la hauteur où nous sommes dans l'hôtel avancer toutes les cinq secondes, de voir la ville en grand éveil. Paris à côté, avec ses banlieues crades et dégradées, c'est rien à côté de ça.




Je descend dans la grande salle de repas, je vois bien une centaine de personnes à plusieurs tables, et aucuns n'ont les yeux bridés ou ne sont asiatiques ; Il y'a surtout beaucoup d'anglais, d'américains, quelques italiens et des français ... Lorsque je trouve Matthias, il est en train de parler avec une jolie rousse qui, il m'a dit, venait d'Orléans.



« T'es content hein, t'as eu ta dose de bombes françaises. »
« Tss, n'importe quoi Erika. Elle arrivait pas à s'expliquer avec un serveur, alors je suis allée l'aider. »
« Je croyais qu'ils parlaient tous anglais ou même français ici ... »
« Bon, tu vas pas remplacer ma mère hein, alors choisis ce que tu veux manger qu'on parte vite faire les magasins ! »
« A vos ordres, Chef ! »



Je n'ai pas vraiment faim. J'ai seulement prit un plateau de Sushis, avec un peu de riz et une sauce ... Bizarre, et pourtant c'est très bon. Matthias a prit le plus gros plat qu'ils avaient ; je ne sais plus comment ça s'appelle, mais il va regretter d'avoir autant manger, il va vouloir squatter tous les WC des boutiques cet après-midi, je le sens venir.



On remonte une dernière fois dans nos chambres, pour prendre Carte bleue, sacs, porte-feuille, etc. On file dehors le plus vite, la grande pendule de l'hôtel affiche 13h30. Ça va, on a été servis super vite, donc on a jusqu'à sept heures maximum pour se faire une grande partie de Tokyo !



Un truc assez impressionnant, c'est qu'on s'aperçoit que, à chaque coin de rue, il y'a d'énormes panneaux numériques affichant des pubs pour de la nourriture ou des boissons, des promos pour des artistes, et même les informations en direct ou des chaînes de clips vidéos, c'est géant d'avoir ça en grand dans les quartiers. Le premier magasin où je rentre est une taverne à CD, le rêve pour moi. Matthias est parti à la boutique d'à côté qui ne vend que des mangas, en bon petit Otaku qu'il est. Je ne dois surtout pas le perdre, parce que de un je vais flipper grave, toute seule dans une ville si grande ou je ne comprend pas la langue d'origine, mais en plus, perdre Matthias, c'est comme perdre un gosse de cinq ans tellement il est imprévisible, et je pèse mes mots !

Le vendeur s'approche de moi, alors que je suis en train de chercher n'importe quel nom de groupe ou de chanteur que je connaisse.



« Can I help you ? »
« Euh ... Japanese Groups ? »



Il me rend un petit sourire affectueux, et me dirige de l'autre côté du magasin ; le Paradis. Des dizaines de dizaines de rayons de centaines d'artistes.



« Tout est là. Vous recherchez quelqu'un en particulier ? » ( nda : Il parle toujours anglais hein, mais c'est moins chiant pour vous et pour moi de traduire en anglais. )
« Pas vraiment, mais ... » ; Un son me tire de mes pensées. Il y'a un bel écran plasma dans la pièce, qui diffuse les clips du moment sur une chaîne connue.
« Vous la connaissez ? »
« C'est Ayumi Hamasaki, non ? »
« Ah ! C'est rare que des gens venus d'ailleurs qu'au Japon la connaisse, ça fait plaisir à entendre ! »



Cet homme est vraiment très attachant. On discute encore quelques minutes, il m'a demandé d'où je venais et quels étaient mes arguments au point que je vienne au Japon pendant un mois. Puis le téléphone du magasin a sonné, et il m'a laissé seule. Je regarde encore un peu la télévision, juste comme ça, sans vraiment réfléchir. Puis je me replonge dans ce bac à CD.


C'est magique tout ce qu'il y'a, ils n'en vendent pas le quart en France, c'est super. Tout est rangé dans l'ordre, bien comme il faut, ça fait plaisir à regarder et surtout, à chercher. Je sens quelqu'un taper sur mon épaule.



« Eh ben, t'as pas encore finit ? »
« ... Matthias ? » ; Je me retourne. Il me lance un sourire ultra rayonnant, ses deux mains prises dans deux sacs remplis de bouquins.
« Hey, me regardes pas comme ça Erika, c'était plus fort que moi d'en acheter ! »
« M'ouais, m'ouais. Moi j'ai toujours rien trouvé ... »



Tiens, un CD mal rangé – Oui oui, ça choque ici.- La couverture est super bien travaillée, c'est coloré de partout, c'est joli.



« Mi-ya ... Miyavi. »
« C'est bien Erika, t'arrives à aligner trois syllabes : o. »
« Tais toi ! On l'avait pas entendu la dernière fois à la radio ? »
« Si. Et c'était moi, ou t'avais bien aimé ? »
« Ouais, c'était ... Cool. »



Je ne sais pas pourquoi, j'étais comme émantée par ce CD. Je l'ai même acheté, ouais, acheté. C'est bizarre comme sensation, c'est comme si j'ai besoin d'écouter ce mec. Pas que je n'aime pas ni rien, mais pourquoi avoir un déclic maintenant, et pas il y'a trois ans, quand j'ai écouté pour la première fois ? Je me fait peur toute seule pour des trucs qui n'en valent même pas la peine.


Plus on avance et plus je rêve à chaque boutique ou l'on rentre. C'est marrant aussi de voir des gens tantôt Gothique, tantôt Punk, ça change totalement des pays Européens la façon d'être dans la vie courante. On trouve un Macdo' vers 16 heures, et vu que je crève de faim, on y rentre sans y remédier à deux fois ; on prend vite fait un Mcflurry et une boisson, et hop, pas le temps de se poser cinq minutes, on retourne à nos achats. J'achète n'importe quoi : Des portes-clefs, des tee-shirts, des sauces épicées, et je vais même jusqu'à aller acheter une mini carte USB pour mon téléphone portable, comme s'il n'y en avait pas en France ... Enfin, des vertes, non ça n'existe pas en France.


J'ai les pieds complètement morts. C'est encore pire que si j'avais fait vingt kilomètres de marche dans la montagne. Et mes petits converses à moitié dépravées n'arrangent pas grand chose, je sens déjà les ampoules arriver sur mes orteils. Mes mains sont encombrées de je ne sais pas combien de sacs, tous plus ou moins lourds suivant ce que j'ai acheté.


Il est exactement vingt heures quand on arrive à l'hotêl, et par chance deux hommes de mains circulaient dans la salle de réception pile au moment ou nous entrions. Ils ont prit le trois quart de nos affaires et nous l'ont monté dans la chambre. Ca c'est trop cool.


Je suis la première à aller me doucher, j'en peux plus. J'ai encore plus mal aux pieds que tout à l'heure et j'ai l'impression de marcher sur des épines à chaque pas que je fais. Matthias me préviens de ne pas me mettre en pyjama, parce que ce soir, on sort ... Encore ? Pas que j'ai pas envie, mais je sens qu'à la fin du voyage, on va m'amputer de mes deux jambes !



« Et on va où ? »
« Quelque part ... »
« Super drôle Matthias. Dis moi, j'ai pas envie qu'on marche encore trois ans. »
« Je voulais te faire une surprise mais bon, ce soir, je t'amène au grand restaurant où t'avais flashé tout à l'heure en ville ! »
« Le super-méga-géant-trop cher ? »



Il va quand même pas nous payer un repas là bas, ça coûte la peau des fesses rien qu'avec les prix affichés dehors.



« Ouais, le méga cher. C'est bon me fait pas cette tête là, au moins qu'on aille manger dans un resto de riches une fois dans notre vie, non ? »
« C'est plus que les riches là, la plupart des stars en vadrouille sur Tokyo mangent là bas >_<. »
« Oh ... Tu verras peut-être l'autre là, Miya ... »
« Me gonfle pas avec lui maintenant ! »



Comme si j'avais besoin qu'il me reparle de ce chanteur, c'est bon j'ai acheté un CD de lui, il va pas me faire un monde pour ça, si ?


Bref, on appelle un taxi vers 20h45, il est en bas même pas cinq minutes après. On ne dirait vraiment pas qu'on va dans un restaurant hyper cher, mais plutôt dans la friterie du coin ; Matthias porte des tongs, si si je vous jure, des tongs. Quoique moi avec mes Docks vertes rafistolées de partout, j'ai pas à parler.


Comme toujours, le trajet est super agréable, le chauffeur est chaleureux comme pas deux, il nous pose des questions, nous parle un peu de lui, c'est super convivial. Il nous dépose devant le restaurant, et vu le petit rire qu'il nous lance, il doit croire qu'on est débiles au point de ne pas savoir convertir l'euro en Yen.


Un homme nous ouvre la porte, en nous disant des politesses, en japonais bien sûr. La salle est immense ; il y'a un petit groupe qui joue de la musique de variété pour mettre de l'ambiance, une sorte de petite scène en face des tables, il y'a même une mini cascade au fond faite en pierre, elle est magnifique. Tout le monde est habillé sur son trente et un, et pour le coup je me sens un peu plouc habillée comme ça dans un endroit aussi chic. L'homme à l'accueil vient nous accueillir, par chance il arrive à aligner quelques mots en français, et nous installe à une table.



« On va payer cher, je le sens. »
« Erika, déstresse ! C'est pas grave, on est pas venus ici pour compter goutte à goutte l'argent qu'on doit utiliser, non ? »
« Je sais mais bon, j'ose pas imaginer la no ... »



J'entends une voix derrière, qui me semble connue. Je me retourne : Personne. Matthias me regarde bizarrement.



« Hey, ça va pas ? »
« J'ai cru entendre quelqu'un que je connaissais. »




Je suis sûre que je connais cette voix. Mais ou est-ce qu'elle est passée, ça, j'ai toute la soirée pour la retrouver.


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Listen : The Revenant Choir - Versailles.
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Euhm, ça va commencer à devenir intéressant là, mais je n'en dit pas plus ! La suite toujours pas avant 30 commentaires.
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# Posté le samedi 19 avril 2008 11:20
Modifié le vendredi 10 octobre 2008 03:36

Il n'y a aucuns mots aussi beaux dans le Monde que les lettres de ton prénom écrites au marqueur indélébile au fond de mon petit coeur d'amoureux.

Il n'y a aucuns mots aussi beaux dans le Monde que les lettres de ton prénom écrites au marqueur indélébile au fond de mon petit coeur d'amoureux.

Chapitre 3.

« Hii, my name iz ... »



Impossible, mais alors impossible de mettre la main – ou plutôt l'oreille – sur cette fichue voix. Je l'ai pourtant entendu quatre ou cinq fois dans la soirée, c'est pour dire ! Ca m'a presque gâchée le super repas qu'on avait prit avec Matthias, et en plus c'était super bon ...



« Tu te sens d'attaque à aller autre part ? »
« Avec toi je crains le pire, mais vas-y, dis moi. »



On sort à peine du restaurant, il et 23 heures 30. Je vois dans les yeux de Matthias qu'il est bien parti pour faire la fiesta et se promener encore une fois dans Tokyo toute la nuit. Enfin, ça me fera oublier cette petite histoire stupide dans le restaurant, toute à l'heure.



« En boîte. »
« Quoi en boîte ? »
« Si on allait dans une des boîtes de nuit les plus branchées d'ici ? »



Euh, il se moque de moi là ? On a marché TOUTE la journée et il veut se tuer les pieds en dansant jusqu'au lendemain ?



« Allez, let's go alors ! »



... Et le pire, c'est que ça me tente de trop. J'avoue, je suis un petit peu sado masochiste sur les bords, mais c'est un secret. Passer un bon moment avec lui, ça me mets toujours sur pieds. ( Surtout que là, on va en avoir vraiment besoin, de nos pieds. ) Je regarde une dernière fois derrière nous, ce fameux restaurant gourmet réputé cinq étoiles, attention. J'en garde quand même un goût amer dans cet endroit là. J'ai passé un bon moment, mais le coup de cette voix déjà entendue quelque part, ça m'a carrément retournée l'estomac, pourtant, c'est pas le genre de truc qui me tracasse dans un moment aussi bien que celui-là. C'est vraiment bizarre.


Les rues de Tokyo sont encore plus animées que cet après-midi, c'est encore pire qu'à Paris, – Quoique, je n'ai pas souvent trainé dans Paris à minuit du soir, surtout toute seule – même si y'a beaucoup plus de circulation sur les grandes allées de la ville. Les panneaux lumineux nous font penser à d'immenses étoiles multicolores dans le ciel ; je donnerai tout pour vivre ce moment pendant des siècles.


Le temps que Matthias demande la boîte de nuit la mieux dans le coin à deux couples japonais qui passaient par là, je prends deux minutes pour passer un coup de fil à mes parents, vu que c'est une heure convenable en France ... 14 heures, je crois. Je n'aurai jamais dut dire à ma mère qu'on compte aller s'amuser un peu en boîte cette nuit, elle stresse comme une grosse malade maintenant.



« Bon, ils m'ont dit de tourner à gauche, là bas ... C'est une des plus grandes boîtes de la ville. »
« Et ça coûte combien ? »
« Euh, cher je crois. Mais c'est le seul à proximité, faut dire aussi avec l'hôtel qu'on a réservé, les trucs aux alentours sont pareil hein v_v. »



On marche encore cinq petites minutes, pour tomber devant un grand bâtiment, avec écrit dessus « Akaï Ringo. » ( Pomme rouge en Japonais. ) il y'a assez de monde dehors, déjà quelques uns sont un peu, voire beaucoup bourrés, d'autres fument des trucs ... Autre que la cigarette, et enfin il y'a des gens totalement paumés comme moi et Matthias, qui ne demandent qu'à aller à l'intérieur !


Le vigile nous demande nos papiers d'identité, lorsqu'il a vu que nous étions étrangers. Après nous avoir donné quelques instructions et indications pour passer un bon moment, il nous laisse entrer.


Du Daft Punk défile à fond dans toute la salle.



C'est absolument gigantesque. Des centaines de personnes dansent sur une piste super grande, plusieurs sont attablés au bar qui doit bien faire cinq mètres de long au minimum. Des danceuses s'éclatent contre les barres en métal. La musique est extrêmement forte, mais j'adore ça. On ne s'entend carrément plus parler.


Dès notre entrée, deux mecs bizarres nous présente des sachets avec de la poudre blanche. Ni une ni deux, je prends Matthias par le bras et le tire plus loin. J'ai pas intérêt à le lâcher, lui. Même si les gens croient qu'on sort ensembles ou quoique ce soit, je n'ai vraiment pas envie de le perdre à travers tout ce monde et le retrouver qu'à la fermeture, à cinq heures du matin.


Il m'entraîne sur la piste de danse. Une chanson techno/house défile sous les platines d'un DJ Japonais, apparemment super connu ici, vu les affiches et les acclamations dans toute la salle. Bien que je n'aime pas ce genre de musique, une fois dans l'ambiance c'est impossible de rester statique. Des dizaines de projecteurs de toutes les couleurs défilent sur la piste, certains représentent même des symboles. Un petit groupe d'anglais nous rejoignent, on a un peu fait connaissance parce que Matthias était rentré dans l'un d'eux alors qu'il dansait.



« T'as pas soif ? »
« Quoi ? »
« B-o-i-r-e ! »
« Aaah ... Bah, viens, on va au bar prendre quelque chose ! »



J'espère qu'il ne va vouloir boire beaucoup d'alcool ... Je me contente juste d'un verre de jus fruit, en regardant bien que personne n'ai mit quelque chose de suspect à l'intérieur, pour me faire planer. Matthias prend un truc assez fort, je ne sais plus le nom. On discute un peu, malgré le bruit. Il doit être deux heures du matin, mais je ne suis pas fatiguée, au contraire ! On rigole pour rien aussi, c'est dû à l'euphorie de tout, je crois.


Tout se passe bien ... Sauf ... Cette énorme marrée humaine qui nous tombe dessus à un moment, sans aucunes raisons, peut-être parce que le DJ a dit qu'il y'avait quelque chose à gagner au bar, j'en sais rien. Le truc est que, du coup, j'ai carrément perdu Matthias de vue ! Je suis complètement paniquée, j'ai limite envie de pleurer. Je suis toute seule dans un endroit ou personne ne parle comme moi, où il y'a des gens parfois bizarres. Je le fait sonner ... Il ne répond pas. J'ai beau essayer une dizaine de fois, rien, toujours rien.


Je reste une bonne demi heure accoudée au bar, demi heure qui semblent durer des heures entières. Je me sens mal, les gens autour de moi fument, boivent. C'est un mélange horrible qui arrive dans mes narines, si bien que ça me file un mal de crâne pas possible. Je demande au barman où sont les toilettes, – mixtes, je précise – et une fois au courant, je file retrouver l'endroit.


La musique devient comme un bruit sourd. Peu de monde est là, même si ça ne me rassure pas. Encore une chance, le couloir est propre, j'espère que ça sera pareil pour les toilettes.



« Vous êtes bien chez Matthias, mais je ne suis pas disponible pour le moment ! Laissez moi un message, et je vous rappellerai dès que possible ! »



C'est le dixième message vocal que je lui laisse, tu parles. Ca sert à rien qu'il ai un téléphone s'il ne le met pas en vibreur ou quoique ce soit. Même pas l'idée de me téléphoner !


Je passe la porte des WC. C'est grand ... Tout est surdimentionné dans cet endroit. Il doit y avoir une vingtaines de toilettes, des grands miroir sont contre les murs, avec plusieurs lavabos. Je ne vois personne, je suis rassurée. La lumière tamisée me calme un peu, même si j'ai un énorme mal à la tête. Je vais me mouiller un peu le visage, ça fait du bien. J'ai une tête de détérrée, je commence à avoir des petites cernes sous les yeux. Je suis un peu en nage, mais ça va aller mieux, j'espère ...


Je sens une main se poser sur mon épaule. Mon coeur se met à battre à trois cent à l'heure, je n'arrive même pas à pousser un cri, je relève instinctivement la tête, et je croise un visage masculin dans le miroir.



« Hey, Honey ... T'aurais pas du feu, pour moi ? » ( Nda : Il parle anglais, mais flemme de traduire. )



Putain, je ... Cette voix, c'était celle du restaurant, toute à l'heure. Ce petit accent lorsqu'il me demande ça en anglais ne trompe, pas, il est japonais. Je fixe son regard à travers le miroir. Ce visage, ces fringues, cette coupe de cheveux. Je connais tout ça. Et c'est là que, d'un coup, tout fait tilt dans ma tête.


J'ai Miyavi devant, enfin derrière moi.



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Listen : Take my Hand. - Simple Plan.
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Enfin, on y est ! La fameuse rencontre ! Je n'en dit pas plus, je vous laisse imaginer : ). La suite toujours pas avant 30 commentaires, bien sûr.
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# Posté le dimanche 11 mai 2008 09:04
Modifié le jeudi 24 juillet 2008 15:17