« Retour au blog de Oresama-x

Je ne pourrais jamais égaler quelque chose d'aussi beau face à toi, car tu es pour moi l'être le plus magnifique dans ce Monde devenu laid et terrifiant.

Je ne pourrais jamais égaler quelque chose d'aussi beau face à toi, car tu es pour moi l'être le plus magnifique dans ce Monde devenu laid et terrifiant.

Chapitre 1.

« Hello Mr. Traveling Man ! »


Douze heures de vol, c'est quelque chose d'énorme. Et je pèse mes mots ; d'accord, on est assis et on ne fait rien d'autre que dormir, lire, écouter de la musique ou encore regarder la télé, mais quand on est forcés à ne faire que ça, c'est assez ... Chiant. Surtout qu'il est interdit d'utiliser n'importe quel téléphone portable, comme dans tous les avions.

J'entame le dernier refrain de « Sentimental PIGgy Romance » des LM.C sur mon I-pod – quitte à se mettre dans l'ambiance délirante du Japon, autant bien faire les choses ! - Matthias me tapote brutalement l'épaule, un sourire rayonnant, trop rayonnant. Et il colle sa tête contre le hublot de l'avion.


« Regardes ! On y est, je vois les lumières de l'aéroport ! »
« Quoi ? On est enfin ... »



« Mesdames et Messieurs, veuillez attacher vos ceintures et ne faire aucuns mouvements brusques. Veuillez éteindre les postes de télévisions et rester calmes. Nous allons atterir à l'aéroport de Tokyo, il est 20h30, merci d'avoir choisit les avions d'Air Line ! »



Mon coeur fait boum boum de plus en plus vite. J'attache frénétiquement ma ceinture, je commence à être excitée à mon maximum. Et pourtant j'ai peur. Un seul faux pas, et l'avion peut dérouter et s'écrouler quelque part d'un moment à l'autre. Matthias ne quitte pas la vitre, même pas il me laisserait une place pour pouvoir observer. Il aura vu Tokyo en premier ; pas que ça me dérange mais c'est nul.



« Erika, ça va aller, t'inquiètes pas. »
« Je suis juste nerveuse ... J'ai toujours peur que le pire arrive à chaque fois. »
« Mais rien n'arrivera ! Le seul truc qui va se passer, c'est qu'on va sauter de joie quand on sera descendu de l'avion, tu crois pas ? »
« Bah, ouais. Faudra aller fêter ça aussi ... »



On ressent quelques secousses, mais rien de bien méchant, pourtant ça me fait stresser. Matthias prend calmement ma main et la serre dans la sienne, pour me rassurer. Certains croiront qu'il s'agit d'un geste amoureux, mais je peux vous assurer que non ; il n'y a rien entre Matthias et moi, nous sommes juste vraiment proches, comme deux meilleurs amis. Les lumières de dehors nous éclairent de plus en plus. On entend un bruit sourd, soit celui des roues de l'avion qui sortent de leurs cachettes. Ma main libre se crispe sans gêne sur le fauteuil où je suis assise. Je tente de me concentrer sur la nouvelle musique qui défile dans mes oreilles, mais je n'y arrive pas, c'est plus fort que moi.


Une plus grosse secousse me tire de mes pensées. Je regarde quelques instants par le hublot d'où Matthias s'est un peu décalé ; On est au sol. On voit des hommes bouger rapidement des lumières sur le terrain d'atterrissage, pour dire au pilote ou s'arrêter. C'est trop fun, c'est comme si d'un coup, tout le stress que j'avais accumulé pendant le vol s'en allait pour toujours. Enfin du moins, pour un certain moment.


J'ai l'impression que ce moment a duré une éternité, alors qu'il vient seulement de se passer cinq, voire dix minutes maximum.



« Mesdames et Messieurs, bienvenus à Tokyo, capitale du Japon ! Nous venons d'attérir, vous pouvez vous lever et sortir par la porte la plus proche de vos places. N'oubliez pas de montrer vos VISA une fois dans l'aéroport, surtout lorsque vous allez récupérer vos bagages. Nous vous souhaitons un agréable séjour ici ! »



« On y est, hey Erika, on y eeeest ! »
« Et depuis quand je suis pas censée comprendre ce que dit la femme à l'interphone ? Surtout que la société est française. »
« Allez, prends ton sac à dos, on sort le plus vite possible pour récupérer nos valises, prendre le premier bus, pour aller rejoindre notre hôtel ! »



On se lève en même temps, et le premier réflexe qui nous vient à l'esprit, c'est de courir le plus vite possible, descendre deux à deux les marches d'escaliers, et enfin sauter de joie dans les bras de l'autre une fois que nos pieds touchent enfin le sol. On regarde n'importe où sans chercher de point précis ; les lumières de centaines d'immeubles de Tokyo illuminent tout le paysage autour de nous. Des familles attendent, des dizaines de taxis sont près à partir. Ça paraît banal dit comme ça, mais une fois sur le fait, c'est tellement magique. J'ai l'impression d'être dans un nouveau monde.


Je passe vite fait un coup de fil à mes parents – Je précise aussi que vu le décalage horaire, il est 21h ici alors qu'en France, il est à peine 13h – pour les rassurer que je suis bien arrivée et que tout est okay. Matthias rentre le premier dans l'aéroport. C'est grand, trop grand. Des centaines de gens marchent dans un sens, ou dans l'autre. Enfin, pour l'instant il faut juste aller récupérer nos valises.



« T'as nos VISA ? »
« Oui, dans mon porte feuille. Comme si tu pouvais pas garder le tien dans ton sac ... »
« Non, comme ça si il est perdu, je pourrais jeter la faute sur toi. »
« ... Erika, t'es dégueulasse. »



Bizarrement, on trouve rapidement l'endroit ou tournent tous les bagages. Etant donné que Matthias et moi avons opté pour des bagages hyper flash qui se voient à trois kilomètres pour ne pas perdre de temps entres toutes ses valises plus noires que noires, nos valises sont vite avec nous. Il faut encore perdre trente minutes le temps que les vigiles vérifient qu'on ai ni drogue, arme à feu ou arme blanche, ou d'autres objets bizarres. Heureusement, ils parlent l'anglais, parce que même si je parle assez bien le japonais en l'ayant prit en troisième langue au lycée, le parler dans la vie courante, j'y suis pas encore préparée.


Je ne sais pas ce que le gars a demandé à Matthias, en tout cas il avait l'air très suspicieux. Genre, on a des têtes de gros terroristes européens.


Une fois tout débarrassés de tout ça, on arrive rapidement à trouver un taxi sur la grande allée, devant l'entrée de l'aéroport. Par contre, le chauffeur qui se charge de nous ne parle pas vraiment anglais, heureusement que Matthias gère super bien en Japonais. Il lui montre la brochure vers l'hôtel où on doit séjourner, et par chance il a l'air de bien connaître : Endless no Kumo. ( = Les nuages sans fin. ) c'est un grand hôtel quatre voire cinq étoiles. J'ai bien dû y aller 250 euros de ma tirelire pour payer la moitié de notre grande suite.


Il a beau être 21h30 du soir, la circulation est super importante. On est déjà dans un embouteillage. Le taxi man allume la radio après nous avoir demandé si ça ne nous dérangeait pas.


« Mawaru mawaru sekai wa mawaru
tatoe boku ga inakunatte mo ...
»




« Hey, je connais cet air ... »


J'aperçois le chauffeur sourire et se retourner vers nous.



« Miyavi desu ! Do you know this artist ? » ( C'est Miyavi ! Vous le connaissez ? )
« Aaah ... Euh, Yes ! »



Je suis tellement excitée que même dire oui en anglais est un effort surhumain. La circulation reprend lentement son cours. C'est fou le nombre de carrefours qu'il y'a. Matthias n'arrête pas de baver devant n'importe quel magasin à mille lumières sur la façade, et le pire c'est que je suis pareille. C'est magique. Les gens qui n'y sont jamais allés pensent toujours négativement du Japon, par rapport à la bombe nucléaire qui était tombée sur Hiroshima en 1945, ( Comme quoi, la bêtise américaine ne date pas de G. Bush. ) les malformations ou encore les cancers qu'il y'a eu à cause de tout ça. Et pourtant ... C'est vraiment joli à voir, c'est encore mieux qu'en carte postale !


Ce n'est qu'une fois devant le grand « palace » que tout devient presque paradisiaque. Deux hommes de mains de l'hôtel viennent prendre nos valises en nous disant à quelle chambre nous étions – et par chance, ils savent parler cinq langues, dont le français ! - Le taxi man est super cool vu qu'il nous a fait de son trajet un cadeau. Matthias n'a pas put s'empêcher de le remercier et de le serrer dans ses bras ; les gens sont tellement gentils ici, on est à peine arrivés et on en a la preuve.


La réception de l'hôtel est ... Géante. Purée, j'ai jamais vu une salle aussi grande rien que pour accueillir des gens, ça valait le coup des 500 euros la mini suite.


« Putain Erika, cet ascenseur est énorme ! »
« Même bloqués je suis sûre que c'est pas si grave que ça tu sais. »
« Et il y'a ... Putain, 10 étages ! T'imagines, dix étageeees ! »
« J'imagines quand on va ouvrir la porte de notre chambre, ça doit être super. »
« J'ai entendu dire qu'il y'avait une énorme baie-vitrée et qu'on avait une superbe vue sur Tokyo ^___^. »
« Histoire de bader encore plus tu sais >w<. »


Notre numéro est le 304. On arrive rapidement au troisième étage, et on court comme deux gamins, encore une fois pour arriver devant la porte. Les femmes de ménages qui passent dans les couloirs nous lacent un regard septique, et puis zut, on a bien le droit d'exprimer notre joie !


Les valises sont déjà là, un mec en costard cravate nous remets deux cartes électroniques, en nous expliquant bien que sans ça, on ne pourra pas entrer. Je laisse le grand honneur à Matthias de l'ouvrir.



La première réaction qu'on a face à ça, c'est ...
Fabuleux. Et impressionnant.


Il y'a deux grands lits, un grand écran plat collé contre le mur d'en face. Une mini cuisine, petite mais vraiment mignonne et super bien équipée. Il y'a une grande salle de bain, avec une cabine de douche, et une grande baignoire avec plusieurs produits de détente disposés autour. Il y'a aussi une dernière salle, genre un mini living-room, avec une petite table basse typique du Japon et deux petits fauteuils en osier.


« Trop biiiiiien ! ; Matthias saute comme un taré vers le premier lit ; c'est trop cool Erika, en plus les lits sont super confortables ! »
« ... Déjà rentres TES valises, et après tu pourras y sauter toute la nuit si tu veux ! »


On déballera nos affaires demain, dans la matinée. Là je n'ai qu'une envie, c'est de m'installer dans mon lit et de me poser un peu les idées. Ça a été éprouvant tout ce trajet pour arriver à destination. Matthias ouvre la bouteille de champagne qui nous a été offerte par l'hôtel. On boit deux verres, on rigole bien, on regarde vite fait les chaînes qu'il y'a sur la télévision – Si, c'est important – histoire de voir comment ça se passe au Japon.


Je vais aussi prendre une bonne petite douche pour me rafraîchir les idées. Matthias fait pareil. Je ne mets même pas mon pyjama, je reste avec mon peignoir, mes cheveux encore humides, et me cache sous la grande couette. Le réveil indique 00h50.


« Bonne nuit Erika. Dors bien ! »
« Toi aussi ... Et fais pas de bons sur ton lit toute la nuit. »



Bizarrement, c'est avec cette mélodie que j'avais entendu à la radio tout à l'heure dans le taxi, que je m'endors, ah oui, Miyavi.

______________________________________________________________________________________
Listen : The Fall of Troy - F.C.P.R.E.M.I.X
______________________________________________________________________________________

______________________________________________________________________________________
Le chapitre pas avant 30 commentaires ici. Le titre est toujours made in me.
______________________________________________________________________________________

# Posté le jeudi 17 avril 2008 04:57

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 03:35

« Article précédent : J'aurais aimé être libre en me droguant...

Article suivant : Je rêvais d'un Monde multicolore sans vraiment... »