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Il n'y a aucuns mots aussi beaux dans le Monde que les lettres de ton prénom écrites au marqueur indélébile au fond de mon petit coeur d'amoureux.

Il n'y a aucuns mots aussi beaux dans le Monde que les lettres de ton prénom écrites au marqueur indélébile au fond de mon petit coeur d'amoureux.

Chapitre 3.

« Hii, my name iz ... »



Impossible, mais alors impossible de mettre la main – ou plutôt l'oreille – sur cette fichue voix. Je l'ai pourtant entendu quatre ou cinq fois dans la soirée, c'est pour dire ! Ca m'a presque gâchée le super repas qu'on avait prit avec Matthias, et en plus c'était super bon ...



« Tu te sens d'attaque à aller autre part ? »
« Avec toi je crains le pire, mais vas-y, dis moi. »



On sort à peine du restaurant, il et 23 heures 30. Je vois dans les yeux de Matthias qu'il est bien parti pour faire la fiesta et se promener encore une fois dans Tokyo toute la nuit. Enfin, ça me fera oublier cette petite histoire stupide dans le restaurant, toute à l'heure.



« En boîte. »
« Quoi en boîte ? »
« Si on allait dans une des boîtes de nuit les plus branchées d'ici ? »



Euh, il se moque de moi là ? On a marché TOUTE la journée et il veut se tuer les pieds en dansant jusqu'au lendemain ?



« Allez, let's go alors ! »



... Et le pire, c'est que ça me tente de trop. J'avoue, je suis un petit peu sado masochiste sur les bords, mais c'est un secret. Passer un bon moment avec lui, ça me mets toujours sur pieds. ( Surtout que là, on va en avoir vraiment besoin, de nos pieds. ) Je regarde une dernière fois derrière nous, ce fameux restaurant gourmet réputé cinq étoiles, attention. J'en garde quand même un goût amer dans cet endroit là. J'ai passé un bon moment, mais le coup de cette voix déjà entendue quelque part, ça m'a carrément retournée l'estomac, pourtant, c'est pas le genre de truc qui me tracasse dans un moment aussi bien que celui-là. C'est vraiment bizarre.


Les rues de Tokyo sont encore plus animées que cet après-midi, c'est encore pire qu'à Paris, – Quoique, je n'ai pas souvent trainé dans Paris à minuit du soir, surtout toute seule – même si y'a beaucoup plus de circulation sur les grandes allées de la ville. Les panneaux lumineux nous font penser à d'immenses étoiles multicolores dans le ciel ; je donnerai tout pour vivre ce moment pendant des siècles.


Le temps que Matthias demande la boîte de nuit la mieux dans le coin à deux couples japonais qui passaient par là, je prends deux minutes pour passer un coup de fil à mes parents, vu que c'est une heure convenable en France ... 14 heures, je crois. Je n'aurai jamais dut dire à ma mère qu'on compte aller s'amuser un peu en boîte cette nuit, elle stresse comme une grosse malade maintenant.



« Bon, ils m'ont dit de tourner à gauche, là bas ... C'est une des plus grandes boîtes de la ville. »
« Et ça coûte combien ? »
« Euh, cher je crois. Mais c'est le seul à proximité, faut dire aussi avec l'hôtel qu'on a réservé, les trucs aux alentours sont pareil hein v_v. »



On marche encore cinq petites minutes, pour tomber devant un grand bâtiment, avec écrit dessus « Akaï Ringo. » ( Pomme rouge en Japonais. ) il y'a assez de monde dehors, déjà quelques uns sont un peu, voire beaucoup bourrés, d'autres fument des trucs ... Autre que la cigarette, et enfin il y'a des gens totalement paumés comme moi et Matthias, qui ne demandent qu'à aller à l'intérieur !


Le vigile nous demande nos papiers d'identité, lorsqu'il a vu que nous étions étrangers. Après nous avoir donné quelques instructions et indications pour passer un bon moment, il nous laisse entrer.


Du Daft Punk défile à fond dans toute la salle.



C'est absolument gigantesque. Des centaines de personnes dansent sur une piste super grande, plusieurs sont attablés au bar qui doit bien faire cinq mètres de long au minimum. Des danceuses s'éclatent contre les barres en métal. La musique est extrêmement forte, mais j'adore ça. On ne s'entend carrément plus parler.


Dès notre entrée, deux mecs bizarres nous présente des sachets avec de la poudre blanche. Ni une ni deux, je prends Matthias par le bras et le tire plus loin. J'ai pas intérêt à le lâcher, lui. Même si les gens croient qu'on sort ensembles ou quoique ce soit, je n'ai vraiment pas envie de le perdre à travers tout ce monde et le retrouver qu'à la fermeture, à cinq heures du matin.


Il m'entraîne sur la piste de danse. Une chanson techno/house défile sous les platines d'un DJ Japonais, apparemment super connu ici, vu les affiches et les acclamations dans toute la salle. Bien que je n'aime pas ce genre de musique, une fois dans l'ambiance c'est impossible de rester statique. Des dizaines de projecteurs de toutes les couleurs défilent sur la piste, certains représentent même des symboles. Un petit groupe d'anglais nous rejoignent, on a un peu fait connaissance parce que Matthias était rentré dans l'un d'eux alors qu'il dansait.



« T'as pas soif ? »
« Quoi ? »
« B-o-i-r-e ! »
« Aaah ... Bah, viens, on va au bar prendre quelque chose ! »



J'espère qu'il ne va vouloir boire beaucoup d'alcool ... Je me contente juste d'un verre de jus fruit, en regardant bien que personne n'ai mit quelque chose de suspect à l'intérieur, pour me faire planer. Matthias prend un truc assez fort, je ne sais plus le nom. On discute un peu, malgré le bruit. Il doit être deux heures du matin, mais je ne suis pas fatiguée, au contraire ! On rigole pour rien aussi, c'est dû à l'euphorie de tout, je crois.


Tout se passe bien ... Sauf ... Cette énorme marrée humaine qui nous tombe dessus à un moment, sans aucunes raisons, peut-être parce que le DJ a dit qu'il y'avait quelque chose à gagner au bar, j'en sais rien. Le truc est que, du coup, j'ai carrément perdu Matthias de vue ! Je suis complètement paniquée, j'ai limite envie de pleurer. Je suis toute seule dans un endroit ou personne ne parle comme moi, où il y'a des gens parfois bizarres. Je le fait sonner ... Il ne répond pas. J'ai beau essayer une dizaine de fois, rien, toujours rien.


Je reste une bonne demi heure accoudée au bar, demi heure qui semblent durer des heures entières. Je me sens mal, les gens autour de moi fument, boivent. C'est un mélange horrible qui arrive dans mes narines, si bien que ça me file un mal de crâne pas possible. Je demande au barman où sont les toilettes, – mixtes, je précise – et une fois au courant, je file retrouver l'endroit.


La musique devient comme un bruit sourd. Peu de monde est là, même si ça ne me rassure pas. Encore une chance, le couloir est propre, j'espère que ça sera pareil pour les toilettes.



« Vous êtes bien chez Matthias, mais je ne suis pas disponible pour le moment ! Laissez moi un message, et je vous rappellerai dès que possible ! »



C'est le dixième message vocal que je lui laisse, tu parles. Ca sert à rien qu'il ai un téléphone s'il ne le met pas en vibreur ou quoique ce soit. Même pas l'idée de me téléphoner !


Je passe la porte des WC. C'est grand ... Tout est surdimentionné dans cet endroit. Il doit y avoir une vingtaines de toilettes, des grands miroir sont contre les murs, avec plusieurs lavabos. Je ne vois personne, je suis rassurée. La lumière tamisée me calme un peu, même si j'ai un énorme mal à la tête. Je vais me mouiller un peu le visage, ça fait du bien. J'ai une tête de détérrée, je commence à avoir des petites cernes sous les yeux. Je suis un peu en nage, mais ça va aller mieux, j'espère ...


Je sens une main se poser sur mon épaule. Mon coeur se met à battre à trois cent à l'heure, je n'arrive même pas à pousser un cri, je relève instinctivement la tête, et je croise un visage masculin dans le miroir.



« Hey, Honey ... T'aurais pas du feu, pour moi ? » ( Nda : Il parle anglais, mais flemme de traduire. )



Putain, je ... Cette voix, c'était celle du restaurant, toute à l'heure. Ce petit accent lorsqu'il me demande ça en anglais ne trompe, pas, il est japonais. Je fixe son regard à travers le miroir. Ce visage, ces fringues, cette coupe de cheveux. Je connais tout ça. Et c'est là que, d'un coup, tout fait tilt dans ma tête.


J'ai Miyavi devant, enfin derrière moi.



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Listen : Take my Hand. - Simple Plan.
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Enfin, on y est ! La fameuse rencontre ! Je n'en dit pas plus, je vous laisse imaginer : ). La suite toujours pas avant 30 commentaires, bien sûr.
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# Posté le dimanche 11 mai 2008 09:04

Modifié le jeudi 24 juillet 2008 15:17

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