On dit que l'homme est né pour pardonner. Moi je suis seuleument né pour pouvoir t'aimer, comme n'importe quel homme aime une femme.

On dit que l'homme est né pour pardonner. Moi je suis seuleument né pour pouvoir t'aimer, comme n'importe quel homme aime une femme.
Chapitre 4.

« Say Hello ! »



J'ai presque eu l'impression que mon coeur s'est arrêté de battre lorsque mes yeux se sont plantés dans les siens, à travers le miroir. C'est comme si deux braises m'avaient brûlé le visage, tellement son regard arrive à dire tout et rien à la fois.


Je me décale légèrement sur le côté pour lui faire face. Pourquoi est-ce que je suis aussi intimidée ? D'accord, il est célèbre, il est plus grand que moi – Aussi bien en âge qu'en taille – mais, être aussi gênée que ça, ça fait presque bizarre de me voir ainsi.



« Je ... Je ne fume pas. »



J'ai dut mettre au moins deux minutes avant de sortir cette phrase, le fait qu'il me regarde me fait perdre tous mes moyens, et je déteste ça. Et encore, heureusement que j'ai pas mal de notions en anglais, sinon j'aurai dut faire la morte complètement pétée sur les pavés des toilettes, pour ne pas avoir affaire à lui.


Il me sourit. Ses yeux sont vitreux, ça me fait comprendre que, euhm, il a dut s'adonner à de nouvelles sensations ce soir ... Il cherche quelque chose dans la poche de son jean, enfin si on peut appeler ça jean, avec ses trous gros comme le poing de part et d'autre sur tout le tissu, bref. Il en ressort un briquet jaune fluo.



« Autant pour moi, j'en avait un ! »



C'est à mon tour de lui rendre un micro-sourire. Dans le fond, je suis vraiment mal à l'aise, et je trouve cette situation très embarrassante. Il allume sa cigarette, tire un coup dessus, pour recracher une fumée presque noire qui s'étale dans une partie de l'air encore potable de la pièce. Merde, je m'en vais de la piste de danse pour être en paix ici, et en plus c'est pour tomber sur Miyavi, qui plus est en train de fumer un pétard de je ne sais quoi ? L'horreur, c'est à la fois un rêve, et un cauchemar.


Je sors mon téléphone pour voir l'heure : Une heure et demi du matin. Aucuns appels en absence, aucuns nouveaux messages. Super, on voit que Matthias s'inquiète vachement sur mon sort, à tous les coups il a dut rencontrer quelqu'un, et il a aussi dut se dire que j'ai fait la même chose que lui ! Tant pis, je rappelle une dernière fois ...


Et, bien sûr, ça ne répond toujours pas. Quand je vais le retrouver lui, il va se prendre une putain d'engueulade qu'il recommencera pas avant quelques jours – Oui, Matthias est pire qu'un gamin. Je suis quand même triste et pas vraiment rassurée, qu'il ne réponde pas. Je m'appuie contre le rebord des lavabos, alors que Miyavi est adossé contre le mur blanchâtre et observe mes faits et gestes depuis tout à l'heure.



« Tu cherches quelqu'un ? »
« C'est ... J'ai perdu un ami, avec qui je suis venue ici pour quelques temps ... »



Voilà que je met à lui raconter ma vie maintenant. Il faut que je sorte, je dois trouver un moyen d'esquiver cette « discussion » et m'en aller, j'ai besoin de crier, taper contre n'importe quel truc solide ou non, mais faire quelque chose pour me défouler. Mais pas devant lui.



« Je vais ... Je vais aller voir, s'il est dans le coin. »



Je m'avance vers la porte, il me regarde toujours. Ses yeux sont plus rouges qu'il y'a quelques minutes, on va croire à un lapin albinos si ça continue.



« Bonne soir ... ; Pas le temps de finir ma phrase. La porte ne s'ouvre pas ; je me suis peut-être trompée de sens. J'essaie l'autre côté, toujours pas. Je commence sérieusement à paniquer.

« Mais, t'es pas au courant ? »
« De ... Quoi ? »
« Ca fait quelques temps que la porte d'ici a quelques problèmes ... ; Il vient se placer à côté de moi, face à la porte ; Si personne ne retient la porte, impossible de l'ouvrir de l'intérieur. C'est bizarre hein ? J'ai vraiment pas pensé à t'avertir, pourtant ça fait bientôt une heure que je poireaute ici. Désolé, Honey. »



Nom de ... C'est pas vrai. C'est que maintenant qu'il me dit ça ? Et ce mot, Honey ... Ça me fait frissonner comme une malade à chaque fois qu'il le prononce. En gros, je suis coincée là dedans jusqu'à ce que quelqu'un s'aperçoive que deux idiots sont restés enfermés ici toute la nuit et ont loupé une super soirée.



Je m'adosse contre le rebord du lavabo, encore plus désespérée que tout à l'heure. En plus, super, la batterie de mon téléphone est presque vide, il manquait plus que ça ! Heureusement, j'ai mon vieux walkman tout pourrit que je me traine depuis le collège, dans mon sac ... Oui, il date peut-être de Mathusalem, mais au moins, il va m'occuper lui.


Mais je me sens bizarre. J'ai parfois l'impression que la pièce se referme sur nous au fil des minutes, pourtant je sais que c'est simplement mon imagination. Miyavi vient de finir sa cigarette – Ou autre substance bizarre sous forme de fumée qui put. Je suis complètement paralysée, j'ai peur de tous les mouvements que je fais ; il me fixe sans aucunes gênes, et ça, ça me ronge tout l'estomac.



« Tu sais ... ; Il avance lentement vers moi ; J'ai peut-être l'air d'un dealeur, ou même d'un connard finit, mais je vais pas te manger hein. T'as pas besoin d'être stressée comme ça, en plus, ça fait des rides avant l'â ... »
« Je le sais ça ! C'est bon ! »



Je ne sais même pas pourquoi je me suis énervée comme ça envers lui. En tout cas, lui non plus il semble de pas avoir comprit mon comportement. J'en peux plus, je suis stressée, un peu heureuse, désespérée. Et quand on a des sentiments opposés qui s'interposent, c'est difficile à contrôler.


Trois heures moins le quart. Je m'éclipse cinq minutes aux toilettes, histoire de pouvoir être entre quatre murs, seule, avec toute ma tête. J'entends Miyavi trifouiller quelque chose. Je n'ai toujours aucunes nouvelles de Matthias, et je ne vais pas appeler mes parents, ils seraient capable de mettre les flics sur le coup, par n'importe quel moyen. J'ai une énorme envie de dormir, mes yeux se ferment presque tout seuls. Autant sortir des toilettes avant de vraiment s'endormir comme une alcoolique à l'intérieur.



« Hey, je comprends mieux pourquoi t'es si timide. T'aurais put me le dire tu sais. »
« De ... De quoi ? »



De quoi est-ce qu'il me parle ? Ni une ni deux, j'ouvre la porte – qui pour info, ne tient quasiment plus. Je vois entres ces mains un CD - MIYAVIZM. Et mon sac à moitié ouvert.



« ...Ah, ça. Je ... Je l'ai acheté cet après-midi. »
« C'est trop mignon, j'ai une de mes fans enfermée avec moi ici ! »



Je crois qu'il est en train de partir en plein délire, juste à cause d'une jaquette de CD où il y'est dessus. Limite il irait pas embrasser ce truc en plastique, tellement il a l'air heureux de sa petite personne à ce moment. J'avoue que là, moi non plus j'ai pas été très fine ... Et puis zut, c'est mon sac que je sache, je range ce que je veux dedans !


Les minutes s'écoulent encore. Presque trois heures et demi. J'ai vraiment, vraiment sommeil. Il s'en ai rendu compte, ça se voit. De toutes façons, il n'y a rien de correct ici, pour pouvoir avoir le courage de poser ses fesses par terre, tellement t'as peur de tomber sur une capote usagée.



« Pourquoi tu t'assois pas quelque part, pour te reposer ? »
« Parce que. J'ai pas sommeil. »
« T'es trop mignonne quand tu te rebelles. »



Surtout quand il dit ça, ça me donne encore plus envie de dormir franchement. Sûr, il serait capable de me faire des attouchements en plein sommeil ! Bon, quand même pas.


Je le vois poser sa grande veste dans le coin le plus propre de la pièce. Il s'assoit dessus, s'adosse au passage contre le mur. Il me regarde, et du sourire le plus franc de la soirée, il tend la main vers moi.



« Allez, viens. Ça te fera du bien de te reposer un peu. T'as ma parole, je te ferai rien. »



Je finis par céder, même si je suis hésitante au départ. De toutes façons, il y'a encore au grand maximum deux heures à attendre, avant que les videurs ne fassent le tour de la boîte de nuit, avant de nous trouver comme deux polchtrons, à moitié mort dans un coin.


Je m'approche de lui, je m'assois à une distance assez considérable – Non, non, j'ai pas peur. Ce n'est que lorsque je suis complètement assise que son bras enlace mes épaules, et m'attire à lui.



« Tu vois Honey, t'as pas confiance. Je t'ai dit que je te ferai rien. C'est pas comme si t'étais la première fille que je prenais dans mes bras, tu sais. »
« Pourquoi ... Vous faites tout ça ? »
« Parce que pour moi, la femme, c'est pas un simple objet, et qu'on la connaisse ou non, elle doit toujours être servie et aidée comme une reine, même dans les pires circonstances. Comme là. »



C'est sur ces belles paroles que mes yeux se ferment enfin, avec comme idée dans la tête, cette phrase d'une chanson ; « Renai no sensei ga Ireba ii na »(1) « Ca serait bien si un professeur de l'amour existait. »


C'est peut-être lui. Qui sait.



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Listen : Kimi + Boku = Love ? - TegoMass.
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Voilà le Chapitre 4, enfin terminé ! J'ai essayé de faire des efforts, j'ai mit un peu de couleur pour accentuer les mots importants. J'avoue que le chapitre est un peu plus long que d'habitude, mais plus court, j'aurai pas put. Je vous laisse encore un peu réfléchir sur le sort de Matthias, mais ne vous inquiétez pas, il revient dans le prochain Chapitre !

Petit Sondage : Comment imaginez vous Erika et Matthias, physiquement ?
La meilleure description sera postée à la fin du prochain Chapitre !

(1) - Paroles tirées de la chanson : Kimi + Boku = Love ? des TegoMass.

La suite toujours pas avant 3O commentaires !

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# Posté le samedi 17 mai 2008 07:12

Modifié le jeudi 24 juillet 2008 15:17

Si je devais mourir demain, la seule chose que je voudrai faire, c'est t'embrasser au point que, même au Paradis, mes lèvres gardent ta saveur.

 Si je devais mourir demain, la seule chose que je voudrai faire, c'est t'embrasser au point que, même au Paradis, mes lèvres gardent ta saveur.

Chapitre 5. Part I
« Karaoke-room »



J'ouvre lentement les yeux. Une lumière rouge se tient devant moi, indiquant des chiffres ... 9 heures 30. Je suis dans un lit, encore toute habillée. Je regarde autour de moi.


Notre chambre, à Matthias et moi. L'autre lit est vi ... Mais qu'est ce que je fiche là, moi ? Il y'a encore cinq minutes, j'étais avec, ahem, Miyavi, enfermés tous les deux dans les toilettes. J'ai eu des hallucinations où quoi ?

Je me lève doucement, regarde partout. Les vêtements de Matthias – ceux qu'il portait la veille, je crois – sont posés sur son lit respectif. Un air d'une chanson d'UVERworld est diffusé dans un son calme par les enceintes de notre suite. Je suis habillée comme il y'a quelques heures. Je commence à avoir peur quand même ; comment ça se fait que je n'ai rien senti, quand on m'a ramené ici ? Ou alors je ... Aïe ! Non je suis pas en train de dormir.



« Bonjour, ô grande allumeuse ! »
« ... Matthias ! »



Mais regardez le, ce grand dadé ; les cheveux qui sentent le shampoing à plein nez, une serviette autour de la taille, et, oh, un beau suçon au niveau du cou.



« Ha ben, même si j'étais pas avec toi, tu t'es bien amusé à ce que je vois. »
« Maiiiis ! J'te jure, je t'ai cherché toute la soirée ! Avec les secousses qu'il y'a eu avec tout ce monde quand on a été séparés, mon téléphone a finit par terre, écrasé par toutes ses brutes en manque de danse ! Et je me suis dit que, te connaissant, tu resterai jusqu'à la fermeture, alors j'ai fait pareil ... »
« Sauf qu'à la fermeture, je n'étais nulle part (a). »
« Ouais enfin ... Dans les bras du beau miyavi-samaaaa ! »



Regardez le celui-là, il fait très bien la petite groupie chaudasse japonaise.



« ... J'ai été forcée ! »
« M'ouais mais, vu comment tu dormais bien, à mon avis ça te dérangeait pas trop (a). »
« J'étais ... Epuisée, énervée, et stressée ! »
« De toutes façons Erika, ça sert à rien, parce que j'aurai le dernier dans cette histoire. »



Il a raison. Et d'un côté, je préfère arrêter de parler de ça, plutôt que continuer et m'embrouiller ; même moi, je ne sais pas ce que j'en pense, de cette étrange soirée et nuit. En fait, il vaut mieux que je n'en pense rien, ça m'évitera de me prendre la tête pour rien.


Je suis fatiguée, si je pouvais, je resterai dans mon lit toute la journée. Matthias est encore plus excité que les autres jours ; la fille qui lui a fait un suçon lui a proposé de la rejoindre au Karaoké pas loin de la boîte de nuit de la veille, le Lakala Uta, pour passer la soirée tous ensembles.



« Mon dieu, tu trompes June ! »
« N'importe quoi, déjà, on sort pas ensembles, puis deuxièmement, je suis en vacances et j'ai le droit de prendre du bon temps ! »



Je suis presque sûre qu'il fait ça avec un peu l'idée d'oublier June, puisque monsieur est persuadé de se prendre un rateau en rentrant, alors qu'il n'en sait absolument rien. Il est d'un pessimisme ...


... Bon, d'accord, j'ai rien dit.


Je ne sais même pas comment on va passer la journée ; il y'a des centaines de choses à faire ici, et on ne sait jamais où donner de la tête ! Il faudrait aller voir si il y'a des concerts près d'ici, et pas chers, ça serait bien aussi. Je crois avoir entendu dire hier soir, en boîte, que Yuria ou encore Tatsuhisa Suzuki font une petite virée dans des petites salles de Tokyo.



« Yuria, elle est trop canon ! Si les rumeurs sont vraies, ça serait super d'aller la voir ! »
« ... Moi qui avait prié pour que les NewS ou KAT-TUN passent pendant notre séjour, ça a servi à rien ;_;. »



Allez, plutôt que déprimer, je vais aller prendre une bonne douche, me préparer, et direction les grandes villes de Tokyo ! Je la sens bien cette journée, je ne sais pas pourquoi. Et puis, cette chanson qui défile à la radio de notre « appartement », ça rempli ma tête de milliers d'ondes positives !


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« Omaeeee no te de koi de yukeeee ! Omae g ... » *
« Erika, par pitié, arrêtes ce supplice ! Depuis qu'on est partis ce matin, tu chantes ça, je te jure, c'est une très bonne excuse pour aller se pendre dans une ruelle. »
« La prochaine fois, t'éteindras la radio dans la salle de bains, t'as vu les conséquences que ça donne après. »



Le soleil commence à se coucher, à travers tous les grands immeubles de Tokyo ; c'est magique comme ambiance, si mon appareil photo avait encore de la batterie, – on a passé notre journée à prendre n'importe quoi en photo, ça a été jusqu'à prendre les toilettes Hi-tech d'un fast-food ! - j'aurai prit ce beau paysage en photo. Il va falloir rentrer à l'hotêl, le rendez-vous au karaoké est à 21 heures, je crois.


Matthias est super content, on va aller voir Yuria dans quatre jours, dans une petite salle de moins de mille personnes ; c'est une occasion en or de la voir de très près. Et la semaine prochaine, c'est T. Suzuki qu'on ira voir, avec Lauglife en première partie, ça donne envie d'y être ... En plus, les places ne coûtent pas plus de dix euros à chaque fois, si on transpose du yen en euro ! Tokyo, capitale des concerts pas chers. Il va aussi y avoir un grand rassemblement de Cosplay d'ici quelques jours, dans Shibuya. ( nda : c'est un quartier de Tokyo qui est recentré sur les jeux vidéos / mangas. ) En fait, on va pouvoir assister aux meilleurs évènements du Japon.



« Je sais pas quoi mettre pour ce soir. »
« Tu sais, uhm, on va pas à une grande réception hein, on va juste passer quelques heures enfermés dans une pièce, où on chantera tous aussi faux les uns que les autres, avec un verre de saké à la main comme option. »
« Non, le saké c'est pour toi, petite ivrognasse (a). »



J'ai juste changé mon tee-shirt, d'un débardeur blanc, je suis passée à un tee-shirt vert, avec ma jupe blanche à pois verts. Matthias a finalement choisit son slim rouge, avec un tee-shirt noir, un peu destroy certes, mais il l'aime son tee-shirt, et il ne faut pas le contredire ; monsieur est très susceptible.


Le temps qu'il finisse de se préparer, je décide d'aller mettre l'album de miyavi, que j'ai acheté, dans la chaîne hi-fi. Je n'arrive toujours pas à imaginer que j'ai put le voir, hier soir ; c'est bizarre comme idée, la seule chose dont j'ai peur, c'est que nos chemins se recroisent à nouveau ... Je suis du genre, euhm, quand je n'ai pas envie de revoir quelqu'un, célèbre ou non, je finis toujours par retomber sur elle un jour ou l'autre.


............Piste jouée – miyavi – Shakespeare ni Sasagu ( Hide track )


Le son de cette chanson est moyen, il faut monter le volume à fond pour entendre quelque chose ; mais c'est beau. Il y'a seulement une guitare, sa voix ... J'ai l'impression de mélanger mélancolie, joie, tristesse et haine en même temps, c'est comme si ce morceau transmettait toutes les émotions – puis, vu que je ne n'excelle pas en japonais comme Matthias, j'invente un peu l'histoire, même en ne comprenant pas tous les mots.



« Et après tu l'aimes pas, heiiiin ? »
« Matthias, si j'achète un CD sans l'écouter, c'est un peu dépenser de l'argent pour rien, non ? Puis je fais ce que je veux è_é. »
« Si tu le ... C'est quoi ce papier par terre ? »



Sans réfléchir, il le ramasse ; c'est un mini bout de papier, ou quelque chose est écrite de façon saccadée et rapide. Je me lève du lit, et attrape la feuille entre ses mains : à première vu, même à deuxième vu si on peut le dire, ce n'est pas mon écriture. Il y'a pas mal de symboles japonais, et comme un traduction en dessous, en anglais. Jettant un regard à Matthias, il m'incite à le lire ; encore heureux, c'est facile à traduire.



« Honey. J'aime bien t'apeller comme ça. C'est doux, frais, et délicat comme toi. Tu es en train de dormir quand j'écris ça. Tu sais, demain j'irais faire un voeu au temple ; celui de faire à nouveau croiser nos deux chemins.
C'est marrant, de se fixer des buts dans la vie, tu ne trouves pas, Honey . »


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Listen : Say Hello - NewS.
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Voilà ! En fait ... Le Chapitre cinq, à la base, il faisait sept pages. ( Oui, ça fait peur ! ) Donc, après je me suis dit que le couper en deux, ça serait pas mal ; Et voilà le résultat, désolé encore pour cette énorme attente, je n'ai pas eu le temps !
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Comme toujours, je ne poste pas la suite avant 30 commentaires ! De toutes façons, la part II est déjà écrite ; ). Alors, avis positifs ou non, je prends toutes les critiques ^o^.
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# Posté le mardi 22 juillet 2008 11:08

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 05:50

Je n'aurai jamais assez d'air pour pouvoir hurler à la Galaxie toute entière que tu es pour moi tout ce que je suis maintenant.

 Je n'aurai jamais assez d'air pour pouvoir hurler à la Galaxie toute entière que tu es pour moi tout ce que je suis maintenant.

Chapitre 5. Part II
« Leave me alone ! »



« Oh mon dieu, tu ... T'es sûre d'avoir bien traduit ? »
« ... Mais oui. Traites moi d'attardée en plus ! »



Je suis obligée de passer mes nerfs sur quelque chose ; parce que, pour le coup, le fait d'avoir un message de sa part, ça me met en colère, pourquoi, même moi je n'en sais rien. Je pourrai avoir des centaines de questions dans ma tête, pourtant, une seule est claire et précise : Pourquoi ? On dirait que je suis l'héroïne d'une série, où la fille va faire ami-ami avec une célébrité.

... Seul problème, je ne veux pas être copine avec lui. Je sais à peine qui il est.



« Elle veut dire quoi la fin ? »
« J'en sais rien Matthias. Et, franchement, j'ai pas envie de le savoir. »
« T'es énervée ? »
« Pas vraiment mais ... Je sais pas. Je comprend pas où ce mec veut en venir, c'est ça qui me gonfle. »
« T'inquiète pas ; de toutes façons, il avait l'air un peu à l'ouest, il devait avoir un peu bu. Puis, merde, on va s'amuser au karaoké dans même pas une heure, on va pas se prendre la tête avec ça, non ? »
« Ouais ... T'as raison. Let's go alors. »



C'est facile pour moi, d'être toujours heureuse face aux gens, et de ne pas montrer mes faiblesses du moment. Ce simple papier chiffonné va me tracasser l'esprit toute la soirée, je le sais. Et, je continuerai à sourire, rire et raconter n'importe quoi, tout en pensant à ça lors des moments de silence. Je me connais.


Le karaoké n'est pas loin, on décide d'y aller à pieds ; à nous les bouffées d'air de Tokyo, polluées ou non. Il y'a encore beaucoup de monde, toutes les boutiques du coin sont encore ouvertes ; les restaurants, des plus chers aux moins gratifiants sont pleins à craquer. Sur l'écran géant d'un gratte-ciel passe une publicité pour une nouvelle marque de liquide vaisselle. J'aime les publicités japonaises, c'est plein de couleurs, d'écriture fantaisies partout ; ça donne envie d'acheter le produit.



« Komba wa, watashi wa Yui desu ! » ( nda : Bonsoir, je suis Yui ! )



Une japonaise blonde, trop mignon – on sait tous que c'est une coloration, mais ça lui va particulièrement bien ! - elle saute dans les bras de Matthias, qui ne semble pas s'en plaindre. Une autre fille, plus grande et brune, ainsi que deux garçons, tous les deux bruns aussi, accompagnent cette fameuse Yui. L'immeuble du karaoké scintille de partout, l'affiche lumineuse est super voyante, et doit au posséder des dizaines de couleurs.


En montant dans notre karaoke-room, ( nda : Au Japon, les karaokés sont dans une pièce, qui peut accueillir un petit nombre de personnes à chaque fois ; Le karaoké là bas, c'est toujours entres amis, dans une salle, alors que nous c'est plutôt ... Dans un bar devant pleins d'inconnus. ) j'apprends que l'autre fille s'apelle Haruka, et les garçons Nakao – le plus grand en taille des deux gars – et Tomoya ; d'ailleurs, j'ai pas manqué de lui sortir que son prénom me faisait penser à la marque de voitures Toyota ... Oui, j'ai un humour assez foireux.



« Erika-chan, tu veux chanter quoi ? »



Encore une chance qu'ils parlent très bien anglais, c'est dix fois plus agréable de tous se comprendre, plutôt que d'avoir besoin d'un ami-traducteur à chaque fois ! Je feuillète rapidement deux des cinq gros catalogues, tombant par hasard sur une chanson des KAT-TUN ; Le Ciel. Pendant la chanson, c'était tellement prenant qu'Haruka et Yui se sont amusées à faire les paroles chantées en français, alors que je faisais celles japonaises.


Il est trois heures du matin lorsque Tomoya termine sur une chanson d'Hitomi Shimatani, son artiste préférée. Je suis assise à côté de Nakao depuis le début, il est vraiment très gentil, et a l'air d'avoir un humour aussi sous-développé que le mien, ça fait plaisir à voir !


Personne n'a sommeil, Yui cherche une chanson assez chaude à chanter. Elle trouve LoveJuice, d'Akanishi Jin ; je connais cette chanson, et je sais parfaitement que les paroles sont érotiques à mort. Et vu que la chanson est en anglais ... Les garçons ont presque finit leur deuxième bouteille d'alcool, Matthias est à demi-sobre, Tomoya s'amuse à embrasser le micro, et Nakao me fait des déclarations aussi enflammées les unes que les autres.


... Bof, je crois que boire un verre me fera du bien en fait.



« I can tell you want me too, and everytime I think of you ! The luscious drink you lips produce, I can taste that sweet LOVEJUICE ! »



... Boire un verre finalement, ça m'a ramené à la réalité ; Yui est carrément affalée sur Matthias, et tous les deux s'embrassent comme c'est pas permis. Je pensais qu'il avait des vues sur moi mais, c'est Haruka que Nakao tripotte de partout ... Et Tomoya, n'en parlons même pas, je sens que d'ici cinq minutes, il fera l'amour à son micro aux bandelettes rouges !


Et en plus de ça, j'ai l'histoire du bout de papier qui revient à la course. Il serait vraiment allé prier au temple pour qu'on puisse se revoir au hasard ? Purée ... Mais pourquoi est-ce que je me prends la tête avec ça ? Il y'a encore une semaine, j'en avait rien à faire de ce mec. Comme quoi, il suffit d'une rencontre pour faire changer le cours de nos intérêts envers quelqu'un.


Je sors quelques minutes de la pièce, ça devient presque intenable de rester calme, et plutôt que de faire porte manteau entres tous, autant aller prendre l'air dehors.


Plus personne n'est à l'accueil, je file direct vers la grande porte de sortie ; enfin, de l'air frais. J'ai besoin d'hurler, de taper contre quelque chose, je sais pas, mais un truc qui me fasse du bien et évacuer ce stress inconnu qui est noué à mon estomac. Matthias doit être content, il va avoir une petite copine durant son séjour. La seule chose que j'aurai, c'est cette foutue appréhension, ce bout de papier, et la soirée en boîte de nuit. On est censés passer un super voyage ; d'accord, c'est super, magnifiquement superbe même ! Mais toute cette histoire, c'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase ; trop d'émotion tue l'émotion je crois.


C'est ça, avoir le mal du Pays ? Non, quand même.



« T'es encore toute seule à une heure pareille, Honey ? »



... Je rêve où ... Je me retourne comme une sauvage du côté où j'ai entendu la voix : personne. Mon dieu ... Je perds tellement la tête que je commence à entendre des voix, je suis la descendante de Jeanne d'Arc où quoi ?



« Derrière toi ! » ; un simple murmure, mais assez fort pour me faire faire un bon de cinq mètres.



Mon sang ne fait qu'un tour en voyant l'ombre se dessiner derrière moi, grâce aux grands lampadaires. C'est dans ces moments là qu'on se dit, Dieu doit vraiment exister, mais seulement pour nous faire chier.


Je me retourne à nouveau, faisant face à cette silhouette qui me devient familière au fil des jours ; presque méconnaissable, avec ce tee-shirt blanc à moitié rongé par les mites, et un jean presque autant délavé que la façade de l'immeuble du Karaoké. Et je pèse mes mots.


Il me dévisage, ça me donne presque envie de vomir le peu de choses que j'ai put avaler tout à l'heure. Je dois faire peur à voir aussi, je crois que mon visage doit être aussi pâle qu'un zombie, à cause de tout ce débordement d'émotions.



« A force de te croiser aussi tard, je vais finir par te prendre pour une prostituée, tu sa ... »
« Je ne suis pas une prostituée ! Et si ça ne vous convient pas, rien ne vous empêche de rester là à me parler ! »



Qui n'a jamais pété les plombs au moins une fois dans sa vie ? Je ne sais même pas quelle émotion traverse mon esprit au moment où je viens de lui sortir ça en plein dans le visage. Il a l'air étonné en plus, de me voir dans cet état là ... Je ne vais pas aller lui donner raison en plus ?



« Je voulais juste te faire rire, Honey. T'es trop mignonne pour faire les trottoirs. »
« ... Qu'est ce vous faites vous, à une heure pareille dehors ? »
« Je me promenais, pour voir si le v½u que j'avais fait au temple ce matin allait se réaliser, ou ... »
« Vous y êtes réellement allé ?! »



Oh. Mon. Dieu. Et après, Matthias me dit qu'il avait bu, hein ?



« De ? Je t'en avais parlé hier soir ? » ; Je ne comprends pas où il veut en venir. Il continue ; « Depuis ... Au moins cinq ans, je vais toujours faire un même v½u au temple, tous les matins. Et je mentionne à chaque fois que je veux qu'il se réalise durant la nuit. En fait, ça fait cinq ans que ma mère ne veut plus entendre parler de moi, et m'a mis à la porte avec rien, juste deux mille micro yens ... Depuis ce jour, je vais au temple chaque matin, en espérant retomber sur elle au beau milieu de la nuit, parce que ma mère adore se promener dans les rues, le jour tombé et sans vie. »
« W-waw ... »



A peine j'ai sorti ce béguaiment, qu'il se met à exploser de rire.



« Je rigole, j'ai tout inventé là ! Enfin, ma mère ne m'adresse vraiment plus la parole, mais la vie a voulut qu'elle soit un vieille peau extrêmement dégueulasse, qui ne comprenne rien au sens du mot famille. »



... Bon, j'avoue que des deux versions, la dernière convient mieux à son caractère et sa façon d'être. Hum, on dirait que je parle de lui comme si j'étais sa véritable mère.



« Dis Honey, tu as trouvé le mot que j'avais laissé dans ton CD ? »
« O-oui pourquoi ? »
« C'était ça, le v½u que j'avais fait. N'empêche, c'est marrant, c'est arrivé super vite ! »



Récapitulons : Matthias m'avait juré qu'en ayant croisé miyavi en me retrouvant, il était bourré au point de pouvoir écrire des trucs à l'eau de rose en oubliant tout ça trois secondes après ; J'ai cru Matthias comme on croit le Messie, c'est à dire à en devenir complètement aveugle.


Résultat : miyavi tient parfaitement l'alcool et se fixe des idées étranges dans sa vie de kamikaze \o/.


Ce n'est ni un conte de fée. Ni un rêve, ni un cauchemar. Rien. Je sais pourtant que si l'instant qui suit, je m'en vais monter quatre à quatre les escaliers de l'immeuble et retrouver Matthias & Cie. dans la karaoke-room – enfin, je crois que le peu de temps que je me sois éclipsée, ça soit devenue une orgie générale. - et raconter que j'ai croisé miyavi dans la rue, pile au moment où je sortais prendre l'air, et que le mot qu'il m'avait laissé disait vrai, je suis sûre qu'il aurait hurlé à travers tous les couloirs que, quand je suis bourrée, je m'invente une autre vie tellement je trouve la mienne nulle.


C'est juste ... La réalité, en fait. C'est bizarre, parce que les gens gobent toujours les choses fausses ou purement irréelles. Mais quand on leur raconte quelque chose de vrai, personne n'est là pour nous croire.



« Je ... C'est quoi vraiment, votre but dans la vie ? »
« J'en ai pas vraiment. C'est en vivant au jour le jour, qu'on se fixe des choses à atteindre. »



Une limousine noire s'arrête devant nous. Un homme habillé encore plus chic que n'importe quel riche sort de l'intérieur de la grande voiture, un téléphone portable dernier cri collé contre l'oreille. Il hurle sur miyavi, d'après deux-trois mots que j'aurai comprit – Je l'ai dit, j'ai quelques notions en japonais ! - , il l'a traité d'abruti, en disant que ça faisait deux heures qu'ils le cherche dans tout Tokyo. Il ne se fait pas prier, il file directement vers lui.


Mais ... Il se retourne vers moi, avant de filer. Avec un sourire étrange que je n'avais pas même pas put entrevoir la veille.



« En ce moment, mon but dans la vie, c'est peut-être essayer d'avoir un retour de ta part. Saï saï saï nara bye bye bye Honey. »



C'est seulement quand la portière de la voiture se ferme violement, avant de démarrer et s'en aller dans la grande avenue de Tokyo, que deux phrases de la chanson que j'écoutais sous la douche, ce matin, me reviennent ;


Sono fune e wo koi de yuke. Omae no te de koi no yuke.
Fais avancer ce bateau. Fais le de tes propres mains.


Et si le bateau, c'était le destin, l'avenir ? Et si, au final, je pouvais me faire aider par quelqu'un, pour le faire avancer ?



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Listen : TOKIO - あきれるくらい 僕らは願おう
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Voilààà. Je suis en pleine écriture du chapitre six, encore mille excuses pour cet énorme retard ! Je remercie tous ceux et toutes celles qui me soutienne encore, ça fait super chaud au c½ur !
Si vous voulez vous tenir au courant de mon actu ( vu que sur ce blog, je mets toujours un certain temps à poster. ) venez sur mon blog perso, le seul que je mets vraiment à jour ( je n'ai que deux blogs, cette fiction et mon blog perso ) : MULTICOLOR-DRUG !

Comme toujours, la suite ne sera pas en ligne avant 30 commentaires.

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# Posté le samedi 16 août 2008 06:01

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 09:15